Accueil Voyages Les paysages de Santiago et la plage de Tarrafal

Les paysages de Santiago et la plage de Tarrafal

écrit par Sarah 27 mars 2017
Calheta et Tarrafal, Cap Vert

Toujours au Cap-Vert, toujours en famille. Le mardi, c’est direction Tarrafal, tout au nord de l’île où se trouve l’une des plus belles plages de Santiago, l’île principale du Cap-Vert. L’ile de Santiago est la plus grande des 10 de l’archipel mais elle n’est pas très grande, on peut en faire le tour en 3h30 et c’est ce qu’on décide de faire pour la journée.

Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert

De Praia à Tarrafal, on en a pour techniquement une heure trois quart à peu près. Sauf que bien sûr, on va faire plein d’arrêt entre-temps. Il faut quelques minutes pour quitter la ville puis, le paysage s’ouvre et on peut admirer la beauté du panorama cap-verdien.

Sur l’île de Santiago, cela se traduit par beaucoup, BEAUCOUP de vallées. C’est des virages en tête d’épingles, des montagnes, des plantations, de petits villages. Elles s’enchainent sans fin.

Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert

On s’arrête aussi à Calheta en chemin. C’est là que mon grand-père vit et c’est là que ma maman a grandi. Pour la petite histoire, dans mes souvenirs de gosse, aller à Calheta, c’était non seulement un trek super long mais c’était super dangereux. Les routes en tête d’épingle à flan de montagne, c’est sans barrières ! Le genre de virage où les gens s’engagent en klaxonnant pour signaler leur présence tout en empiétant sur les deux voies.

Maintenant, les routes sont mieux pavées, il y a une ligne blanche, qui est certes complètement ignorée et qui se décolore tous les 2 mois à cause de la chaleur, mais qui est là, et des barrières.

Sur le chemin, on voit aussi beaucoup d’acacias. Les acacias, ont été plantés à l’initiative du gouvernement juste après l’indépendance. Le but c’était de pouvoir capter l’oxygène de l’île et avec la dispersion des graines et le fait que, comme les palmiers, ils résistent très bien à la chaleur, il y en a partout sur l’ile. Pendant la saison des pluies, de Septembre à Novembre, tout est vert.

C’est aussi l’occasion de s’arrêter sur toutes les terres qui sont les nôtres. Certaines, je me souviens d’y avoir jouer étant enfant, comme les plantations de bananes, de noix de cocos, de cannes à sucre etc. appartenant à mon grand-père, d’autres, je les découvre lors de ce voyage.

Calheta et Tarrafal, Cap Vert

Bon, ils sont à ma maman et ses frères et soeurs mais tu captes le délire, il fallait qu’on s’arrête pour les voir aussi. J’ai des rêves de baraque au bord de l’eau depuis.

Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert

Une fois passée voir mon papi, c’est direction Tarrafal et sa plage de sable fin. La ville est connue pour sa plage magnifique et la présence de touristes européens le confirme.

Elle n’est pas bondée, mais la popularité de la plage se fait sentir par des petites choses comme les cottages que l’on peut louer derrière, les cours de surfs et les vendeuses de noix de coco ambulantes assez pushy. Elles nous ont fait délirer avec ma maman parce que même en cap-verdien, elles ne lâchaient pas l’affaire, quitte à nous mettre les noix de coco déjà coupées dans les mains. On s’est laissé convaincre assez facilement vu qu’elles ont des machettes… Et puis boire de l’eau de coco sur la plage c’est quand même la classe…

Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert

En fait, je te mens, Tarrafal, avant d’être connue pour sa belle plage et un lieu de vacances, elle était connue pour son camp d’emprisonnement construit en 1933 par Antonio de Oliveira Salazar, où était envoyé les prisonniers politiques du Portugal jusqu’à l’indépendance du Cap-Vert en 1975. Depuis, il a été transformé en musée, mais si je suis complètement honnête, après une journée dans la voiture, la plage nous faisait beaucoup trop d’oeil pour qu’on puisse se décider d’aller visiter le camp. Ouais, je sais, mauvaise touriste. Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert

Sur le chemin du retour, on redescend par le côté ouest de l’île parce que besoin de donner quelque-chose à quelqu’un de la part de je-sais-pas-qui à Santa Catarina #familledafricainbonjour. On s’en reprend quand même plein la vue. Le soleil se couche mais par temps clair, il est possible de voir l’île de Fogo au loin.

Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert Calheta et Tarrafal, Cap Vert


Tu aimeras aussi...