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Workout Wednesday #9: S’entrainer en musique

écrit par Sarah 14 mai 2014

Cela parait être un débat inutile mais lorsque j’ai commencé à me mettre au sport, j’étais dans la philosophie que écouter de la musique pendant l’entrainement, c’était tricher. Je voyais toutes les minettes acharnées sur les machines cardio, les « cardio-bunnies », avec leurs iPods alors que les mecs qui soulevaient de la fonte, les « meatheads », s’écoutaient grogner devant le miroir. Et moi je voulais pas devenir l’un pour éviter d’être l’autre.

Je voulais être dans le moment présent.

Quand j’ai commencé à courir, j’avais besoin de m’écouter respirer pour me donner un rythme, entendre mes pas pour savoir si je m’écrasais trop de tout mon poids sur le bitume. J’avais l’impression de respirer mieux, et entendre la nature (et accessoirement les cyclistes) c’est tout ce dont j’avais besoin. J’avais besoin de me déconnecter de tout électronique, de me concentrer sur moi, être complètement LIBRE. En plus, courir avec des écouteurs pour moi c’était l’horreur, ça tombe de tous les côtés, la corde se balance et frotte toujours au même endroit, ça me rendait dingue. Beaucoup de personnes sont comme ça en fait. Elles ont besoin de s’entendre penser, d’être consciente d’elles-mêmes pour être bien concentrées.

Et puis j’ai commencé à travailler mon renforcement musculaire, de manière intense avec Insanity (axé cardio) et P90x (axé renforcement musculaire) il y a respectivement un an et deux ans. Insanity a de la musique intégrée dans chaque vidéo et franchement j’étais super motivée ! P90x m’a plus donné une structure pour travailler en salle. Apres ces deux programmes, il a fallu que je me maintienne.

Et là j’ai compris les minettes.

Je me suis rendu compte qu’en allant à la salle, je n’avais pas envie de donner l’impression que c’était OK de me parler sans cesse, juste parce que je suis un fille qui soulève des poids. Dans ma salle, c’était vite devenu gavant de me faire dire ce qu’il fallait que je fasse ou pas que ce soit par un trainer ou mon voisin de banc, comme si l’absence d’écouteurs voulait dire : « Salut je suis nouvelle, regarde-moi, je suis ouverte à discuter de ma forme et j’ai besoin d’aide. »

J’ai donc dégainé le « parle à ma main » local, les écouteurs ! Au début J’AVOUE je n’y écoutais rien ! Oui oui grosse feinte l’iPod était éteint ! Et un jour je l’ai allumé pour courir. J’ai pas fait exprès en fait, j’avais ouvert mon application de running et la musique s’est lancée en même temps sur une de mes chansons préférées! Je me suis dit pourquoi pas et je suis partie. Depuis, c’est l’amour fou !!

Bon c’était pas le coup de foudre tout de suite. J’avais toujours tendance à modifier mon allure en fonction de la musique qui passait, je respirais n’importe comment et je me faisais des croche-pattes toute seule en essayant de changer de musique sur mon bras. J’ai persévéré et j’ai créé mes propres playlists au rythme adapté à ce que je travaille.

« Les Quatre Saisons » de Vivaldi est PARFAIT pour mon circuit vélo de 11 miles. 45 minutes qui me permettent de faire mes fractionnés entre les morceaux/passages à 90 rpm et ceux a 125-135 rpm.

Depuis, j’ai trouvé comment parfaitement enrouler mes écouteurs de manière à ce qu’ils ne touchent rien. Je suis tranquille dans ma bulle, « in the zone » comme ils disent ici. J’évalue mes distances en nombre de chansons, je n’entends plus les mecs qui grognent et j’arrive même à bloquer la musique du cours de zumba qui refuse de fermer les portes. Ecouter de la musique parfois, ça me pousse même plus loin : « Oh non je peux pas m’arrêter en plein milieu du couplet la! ».

Je me crois dans un clip et ça fait du bien.

La musique, c’est une bonne distraction : ça me concentre et me déconnecte tout en me faisant oublier un peu l’effort que je produis. C’est du win-win. Il y a encore des moments où j’aimerais avoir le bras libre sans mon brassard et ou j’aimerais bien changer la musique par la pensée ou tout simplement où j’aime bien ne rien écouter. Surtout quand je nage et que la bah j’ai pas le choix…

Et toi, tu bouges en musique?

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