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« On se prend un café? » – Le Blues de l’expatrié

écrit par Sarah 18 novembre 2014
« On se prend un café? » – Le Blues de l’expatrié

Un retour en grande pompe, article mélodramatique bonjour !

J’ai comme l’impression que parler des difficultés de l’expatriation c’est un peu la mode en ce moment. Ça a commencé par l’article d’Alexandra que j’ai vu lui-même sur l’article de Fafa que j’ai vu… bref d’un clic à l’autre je découvre que comme moi de nombreux expatriés ont parfois des coups de mou.

Penelope Bagieu triste
Pénélope Bagieu

Que l’expatriation soit choisie, seule, en couple, en couple mixte, définitive ou temporaire, réussie ou un échec, il y a toujours un moment où le fait d’être partie vous revient dans la tronche comme un boomerang.

Ma claque est arrivée récemment lors de mon retour à Paris. D’habitude, je rentre avec Mr Mine donc on a un emploi du temps incroyable entre les amis et la famille à voir, les visites touristiques à faire, les dîners en amoureux, la traduction, les séances de photos Paris by Night et compagnie. On repart toujours avec l’impression d’avoir raté pleins de choses. Non, en fait c’est moi qui repars avec l’impression de n’avoir vu personne. Cette fois je suis rentrée deux semaines, seule, sans l’Américain. J’ai quand même fait la touriste, qui l’eut cru mais j’ai surtout fait un concentré de copinages sur deux semaines.

J’ai déjeuné/dîné avec mes parents presque tous les jours, vu certains amis à 5 reprises, revu ou rencontré des bébés pour la première fois. Bref J’ai eu deux semaines à l’ancienne où les seules choses qui me rappelaient que je n’étais que de passage c’était mes placards vides et ma valise (plutôt deux soyons honnêtes, je ne te la fais pas…). Et c’est là que je me suis mangé ma claque.

Quand on s’expatrie, on fait le choix de construire notre vie autre part. On découvre des tas de choses, on s’adapte à un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle culture, c’est excitant. Puis on oublie égoïstement qu’en France, la vie continue sans nous aussi. Rien ne s’est mis en pause, personne ne vous a attendu. Alors oui les amitiés elles, reprennent comme si de rien était, et c’est justement ça qui fait mal parfois. En marchant dans Paris, en observant le Grand Palais et en bousculant deux trois touristes dans le métro je me suis dit avec nostalgie « Si j’étais restée, ma vie ce serait ça ». Je dirais « on va se prendre un café ? » plus souvent que « euuuh t’es dispo pour un Skype ? Non tu sors ? Bah un autre jour alors ».

Place de la Concorde

Évidemment, on ne peut en vouloir à personne d’avoir continué sans nous (même si parfois je me demande comment ils font sans moi – je rigooooole) et surtout on ne peut pas regretter d’être partie. J’adore ma vie ici et c’est mon nouveau chez moi. J’ai un bon travail, un chéri, des potes. Si seulement je pouvais déraciner tout le monde (et la Place de la Concorde) et les coller ici ce serait l’idéal. En attendant que ce soit possible, en plus de s’adapter à son nouvel environnement l’expatrié doit accepter de ne plus être là, de rater des événements majeurs de la vie de ses proches et de recevoir moins de visites que prévues.

Je suis contente d’être rentrée parce que cela m’a fait me souvenir de mon identité. Parce que je me suis rendue compte que la France me manque et que c’est pas une honte ; mais que surtout la France, elle me manque quand j’y suis.

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17 commentaires

Turkey Holidays 5 janvier 2015 - 05:57

Nice Post Dear….. I Like Your Post….

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:42

C'est exactement ca! Ca passe trop vite!

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:42

Merci!

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:41

Sachant que tu viens de prendre la nationalite americaine ca doit faire tout drole! Je ne pense pas pouvoir ne pas rentrer pendant 2 ans et demi sinon tu peux etre sure que je m'accrocherai au porte de l'avion comme un chat ne voulant pas rentrer dans sa cage!

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:39

Haha! Bisous! (FYI: j'etais a Boston la semaine avant Thanksgiving et apparemment je t'ai rate!)

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:38

Alors ce retour? Chacun son moment de coup de blues et moi il est arrivee au bout de 3/4 ans et pour d'autre au bout de 6 mois donc s'il faut il te laissera un peu de repit le bougre.

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:37

Merci!!

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:36

Tant mieux!! Chacun son temps adaptation!

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SarahContePhilly 11 décembre 2014 - 15:36

Ce serait quand meme bien pratique!

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Bertille 30 novembre 2014 - 04:19

Bien d'accord avec tout ce qui est dit ici … c'est normal d'avoir des coups de blues de temps en temps je crois. J'ai toujours cette impression que parce qu'on vit à l'étranger, les autres nous voient comme complètement heureux, sans soucis, et surtout qu'on n'a pas le droit de se plaindre de cette "chance" … alors oui c'est vrai, mais c'est aussi dur de tout quitter pour se construire ailleurs … moi j'évite de plus en plus les retours désormais car je trouve que ça passe trop vite, qu'on a pas le temps de profiter des gens ni des moment, et ça me rend trop nostalgique sur place (Lyon pour ma part) … la vie continue, et on fait avec:)

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NYCCrazygirl 19 novembre 2014 - 19:56

Pas besoin d'aller très loin… je vis à Avignon depuis 4 ans mais je suis de Paris, et bien c'est vrai que ça manque terriblement. Mais c'est une grande chance d'habiter aux US. Moi j'en rêve. Bon courage et bonne continuation.

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Stephanie 19 novembre 2014 - 01:44

Ben moi aussi, je reviens de France (Paris) apres une absence d'un peu plus de 2 ans et 1/2 (trop long !). La deuxieme semaine s'etant deroulee en plein Paris, avec Monsieur Mon Amour, dans un superbe appartement (airbnb) a Saint-Germain, a trois minutes a pied du Bon Marche, je te laisse imaginer le cafard en retrouvant Broad Street… :-((((( Je suis en fait de plus en plus francaise, c'est horrible – et ca fait pourtant presque 10 ans que je suis ici. Et puis, tous les gens que j'ai croises, en banlieue ou a Paris, etaient tous gentils et souriants (!), ce qui m'a grandement rassuree sur notre pourtant affreuse reputation… 🙂
Gros bisous !

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Mathilde 18 novembre 2014 - 22:20

Hello Sarah !
Contente de te revoir par ici, malgré l'article triste.
Ma solution : ne pas rentrer (jk jk).
Des bises depuis Boston,
Mathilde

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Ces 18 novembre 2014 - 21:37

Je rentre en France dans une semaine, et j'ai peur de ce retour et notamment du retour aux US après … j'ai pas encore eu cette période de blues, c'est tout nouveau, mais je sais qu'elle me guette et je ne suis pas pressée qu'elle pointe le bout de son nez !

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Frenchyauxetatsunis 18 novembre 2014 - 18:17

Ahhh Ca fait un peu du bien de lire ses propres emotions dans les articles des autres! On se sent un peu moins seule! Moi j'y retourne pour Noel, et bien que excitee, je sais comment ca fait bizarre a chaque retour. J'ai toujours l'impression d'y etre etrangere, mais en meme temps c'est come si je n'etais jamais parti.
Regulierement j'ai les memes pensees que toi: "J’ai un bon travail, un chéri, des potes. Si seulement je pouvais déraciner tout le mondeet les coller ici ce serait l’idéal." Oui effectivement ca serait vraiment le pied! Courage! Tu n'es pas toute seule! 😉

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Alexandra 18 novembre 2014 - 16:23

Merci pour la mention Sarah, et pour rassurer tout le monde, tout va de nouveau très très bien. Nous ne sommes pas encore rentrés (ça ne fait quand même que quatre mois), et aujourd'hui c'est surtout l'excitation de construire ici en Californie qui a pris le dessus.

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fafa expat 18 novembre 2014 - 16:06

Hello sarah! Un bel article 🙂 oui c'est vrai que c'est pas facile quand on rentre et qu'on constate que tout a continué sans nous… on ne peut malheureusement pas être partout à la fois!

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